Je connais Bouguermouh depuis 1974, année du tournage de «chroniques des années de braises», où il était le premier assistant du réalisateur.
il avait démontré ses capacités à diriger les hommes et à organiser minutieusement la logistique de ce film de gros moyens. Abderrahmane faisait tout avec beaucoup de calme et de gentillesse.
Je l’ai tout de suite apprécié et nous sommes devenues « couple » à part. Le soir, nous partions dans le désert et mon ami le connaissait si bien que j’ai eu le coup de foudre. C’est Dahmane Bouguermouh qui m’a fait découvrir le désert algérien, je lui suis toujours reconnaissant.
Ami de Malek Haddad, il devenait aussi ami de Rachid Boudjedra et sa passion de littérature m’avait étonné car il était rare que les cinéastes algériens aient ce reflexe vital pour eux.
Par sa gentillesse, sa discrimination, son orgueil de patriote intransigeant, exigeant et incorruptible, il avait le sens des vrais valeurs.
Il n’eut pas le temps de produire beaucoup car il aidait les autres à le faire !!
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